Archives mensuelles : janvier 2016

Citation du week-end (M. Fukuoka)

« Le but ultime de l’agriculture n’est pas de faire pousser des récoltes mais la culture et l’accomplissement des êtres humains. »

                                                                                   Masanobu Fukuoka.

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Dernière récolte dans le carré potager d’Anaïs.

Ce week-end nous avons récoltés les dernières côtes de blettes du potager d’Anaïs.

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Ainsi que le dernier radis noir.

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Après cette modeste récolte, les enfants ont eu l’œil attiré par un point rouge, à moitié dissimulé sous une feuille … Une framboise ! … La première de l’année ont-ils dit … Moi je la considère plutôt comme la dernière de l’année passée … Bref, on n’était pas tout à fait d’accord … C’est un détail !

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Après avoir partagé cette unique framboise en deux, la demoiselle s’est cueillie un petit bouquet.

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Son carré potager est maintenant vide et va prochainement être préparé pour la prochaine saison.

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Réminiscence d’une visite de jardin au détour d’un dessin !

ux beaux jours, ou lors de nos vacances nous visitons régulièrement des jardins.

Je me demande toujours ce que les enfants retiennent ou retirent de ces visites, si elles leurs laissent un souvenir quelconque … En général si je pose la question la réponse est évasive, voir agacée ! … Du coup je laisse mijoter en me disant qu’il en restera toujours quelque chose.

Et c’est bien le cas, j’en ai eu la confirmation aujourd’hui … Anaïs m’a dessiné une page de légumes … Pas si étonnant que ça, me direz-vous, avec un père qui cultive des légumes au jardin et qui a écrit un livre sur le sujet ! … C’est pas faux mais c’est plus subtil que ça.

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Alors que je m’interrogeais sur la destination de ce dessin, elle m’a expliquée que c’était pour orner la bibliothèque de livre de jardin avec un dessin comme ceux de l’allée d’entrée du « Potager des Princes » à Chantilly (voir l’article) que nous avons visité l’été dernier.

Les murs de l’allée des céramiques donnant accès au « Potager des Princes » sont, en effet,  recouverts de céramiques présentant les différentes variétés de fruits et légumes du potager ainsi que les animaux de la basse-cour.

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Ce matin les narcisses se mirent dans le bassin gelé.

-8,5° C au plus froid de la nuit, ce matin à l’aube le jardin a radicalement changé, il n’est que nuances de gris … Une fine couche de givre recouvre tout.

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Le jardin est figé, les végétaux sont prostrés … Anaïs également qui ne se rappelle pas avoir vu les légumes encore au jardin dans cette posture avachie, pétrifiée …

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Les dernières raves encore en terre son scellée par le gel, la récolte en est impossible … La nature, avec avarice, retient ses fruits.

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A l’opposé du jardin quelques timides rayons de soleil se fraient un chemin jusqu’au bassin et en balaient le givre, révélant un miroir naturel qui semble satisfaire les narcisses qui ce matin se mirent dans le bassin gelé.

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Premier semis de salade …

Déjà !!!! … Ben oui ! … C’est la philosophie de la maison qui convient à notre petite surface . Dès mi-janvier des semis réguliers  de variétés sélectionnées, en petite quantité, qui donnent des récoltes tout au long de l’année.

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Le moment est donc venu pour un premier semis de salade, une variété adaptée aux régions à climat froid et qui fonctionne bien sur couche.

La laitue Batavia ‘Gloire du Dauphiné’ aux feuilles teintées de rouge.

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Elles vont lever tranquillement à la maison sur un rebord de fenêtre où elles auront suffisamment de lumière et où la température reste stable autour de 20°C.

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Une fois que le coup de feu de la couche chaude sera passé, elles iront prendre place sous le châssis. Le sol sera alors à une température équivalente.

D’ici quelques semaines nous aurons accès à de la verdure fraiche et croquante en récoltant les premières feuilles de salade de la saison 2016.

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L’amour en cage, mon coup de cœur ‘Hortus Focus’ du 14 janvier 2016

Retrouvez l’amour en cage mon coup de cœur du 14 janvier 2016 sur le Blog HORTUS FOCUS.

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Couche chaude 2016 – 2/2

Monter une couche chaude, c’est maintenant devenu un rituel de début d’année.

Je le fais traditionnellement dans la première quinzaine de janvier, de manière à pouvoir semer début février, une fois que le coup de feu lié à la mise en fermentation du fumier est passé.

Ayant été chercher le fumier le samedi matin, je me suis mis au travail dès le retour à la maison.

Tout d’abord décaisser, pour préparer le lit où va prendre place le fumier. Cela me permet également de récupérer le fumier composté qui avait été mis en place pour la couche chaude de l’année précédente et qui est maintenant transformé en substrat bien noir.

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Remplir la fosse avec le fumier, tasser et arroser.

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Mettre en place le coffrage.

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Recouvrir de terreau (ici un mélange de compost et du fumier transformé récupérer de l’année précédente) … J’avais pour cette opération une aide précieuse.

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Le tout est recouvert d’une plaque de polycarbonate.

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Il n’y a plus maintenant qu’à attendre que le coup de feu soit passé pour semer …

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Couche chaude 2016 – 1/2

Qui dit couche chaude sous-entend, dans la grande tradition des maraîchers parisiens du 19ème siècle fumier de cheval …

Ce week-end je me suis donc rendu comme chaque année dans un centre équestre des environs afin de prendre livraison de la quantité de fumier dont j’allais avoir besoin.

Samedi je me suis donc présenté comme convenu à l’ouverture du centre équestre, les élèves arrivaient tout juste et les chevaux étaient encore au chaud au fond de leurs boxes.

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Les palefreniers avaient déjà fait l’entretien des écuries, sorti la litière souillée et rempaillé les boxes. Le fumier attendait sur le camion, fumant dans le petit brouillard matinal.

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Après les civilités d’usage, un petit tour des écuries et un arrêt au paddock pour regarder travailler quelques instants les premiers cavaliers, j’ai sorti mes contenants : une poubelle, des sacs à déchets verts et une bassine en zinc. L’un des palefreniers est gentiment monté sur le camion pour les remplir.

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Le tout ramené à la maison, il ne restait plus qu’à monter ma couche chaude …

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Cette année avant de mettre en place la couche chaude, on récolte !

Traditionnellement, je prépare l’emplacement de ma couche chaude durant la première quinzaine de janvier. Il n’y a habituellement plus rien à cet emplacement, la météo hivernale ayant fait son office.

Cette année j’ai dû récolter avant d’entreprendre mes travaux de préparation … Pas des kilos car cela n’avait pas été planifié, mais suffisamment pour composer la base du menu du soir..

Betteraves rouges et radis noirs.

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Quelques radis ‘Flamboyant’,  les derniers de 2015 ou les premiers de 2016 …. au choix !

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De la laitue et de la mâche.

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Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que rien n’est issu de semis planifiés volontairement, ce sont des graines qui ont germées sur le tard et se sont développées seules, profitant des conditions climatiques exceptionnellement douces de l’automne et de ce début d’hiver.

Maintenant la place est libre, la couche chaude peut-être installée … Mais c’est une autre histoire.

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Jean-Martin Fortier, The Market Gardener : 33rd annual NOFA-VT Winter Conference

C’est généralement au cours de l’hiver qu’on fait le bilan de l’année précédente et  qu’on prépare la prochaine saison. C’est aussi la période parfaite pour se documenter, faire le tour de ce qui se fait ailleurs,  se tenir au courant des innovations et des techniques qui pourraient convenir à son jardin … Ou pas … Cela m’a permis de trouver cette conférence (en anglais) de Jean-martin Fortier.

Jean-Martin  Fortier, pour qui s’intéresse à  la culture maraîchère sur petite surface et au concept  de la micro-ferme, c’est un incontournable !

L’association Terra Vitae l’avait invité à venir donner une conférence à Paris le 2 mars 2013 et il avait eu la gentillesse de m’y dédicacer son manuel d’agriculture biologique sur petite surface : « Le jardinier-maraîcher« . 

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Jean-Martin Fortier forme avec sa femme Maude-Hélène Desroches un « Team » d’agriculteurs québécois spécialisés dans les pratiques d’agriculture biologique sur petite surface.

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Depuis 2005 ils cultivent de façon bio-intensive les Jardins de la Grelinette, une micro-ferme de 0,8 hectare cultivé et ont démontrés que cela pouvait être rentable et fournir du travail à plein temps pour 3 personnes.

Le 16 février 2015 il donnait, dans le cadre de la 33ème édition de la « NOFA-VT Winter Conference » organisée par l’université du Vermon , une journée de séminaire qui a été fixée et partagée sous forme de 5 vidéos.

L’occasion de retrouver Jean-Martin Fortier (en anglais), ses techniques et outils optimisés pour la culture maraîchère sur petite surface, ainsi que son modèle économique.

Retrouvez Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches sur le web :

 

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