Archives de Catégorie: Reportage

Jean-Martin Fortier, The Market Gardener : 33rd annual NOFA-VT Winter Conference

C’est généralement au cours de l’hiver qu’on fait le bilan de l’année précédente et  qu’on prépare la prochaine saison. C’est aussi la période parfaite pour se documenter, faire le tour de ce qui se fait ailleurs,  se tenir au courant des innovations et des techniques qui pourraient convenir à son jardin … Ou pas … Cela m’a permis de trouver cette conférence (en anglais) de Jean-martin Fortier.

Jean-Martin  Fortier, pour qui s’intéresse à  la culture maraîchère sur petite surface et au concept  de la micro-ferme, c’est un incontournable !

L’association Terra Vitae l’avait invité à venir donner une conférence à Paris le 2 mars 2013 et il avait eu la gentillesse de m’y dédicacer son manuel d’agriculture biologique sur petite surface : Le jardinier-maraîcher“. 

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Jean-Martin Fortier forme avec sa femme Maude-Hélène Desroches un “Team” d’agriculteurs québécois spécialisés dans les pratiques d’agriculture biologique sur petite surface.

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Depuis 2005 ils cultivent de façon bio-intensive les Jardins de la Grelinette, une micro-ferme de 0,8 hectare cultivé et ont démontrés que cela pouvait être rentable et fournir du travail à plein temps pour 3 personnes.

Le 16 février 2015 il donnait, dans le cadre de la 33ème édition de la “NOFA-VT Winter Conference” organisée par l’université du Vermon , une journée de séminaire qui a été fixée et partagée sous forme de 5 vidéos.

L’occasion de retrouver Jean-Martin Fortier (en anglais), ses techniques et outils optimisés pour la culture maraîchère sur petite surface, ainsi que son modèle économique.

Retrouvez Jean-Martin Fortier et Maude-Hélène Desroches sur le web :

 

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Un de ceux qui font le bien … Le Père Laborde.

Ce week-end à l’occasion du Marché de Noël organisé au bénéfice de l’association Action et Partage avec Calcutta, rencontre inattendue avec le Père François Laborde, fondateur de Howrah South Point, ONG indienne œuvrant depuis 40 ans à l’accueil des enfants handicapés et des plus démunis de Calcutta. Une vie vouée aux autres et, à 88 ans, toujours pleine de projets.

Son action et son dévouement inspira à Dominique Lapierre la rédaction de son best-seller « La Cité de la Joie ».

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Père François Laborde

En cette période troublée, pleine de tristesse et de noirceur, cela fait un bien fou de croiser une telle personne, qui œuvre pour le bien … Celui des autres.

A lire, article du journal La Croix du 9 novembre 2010 : Le père François Laborde, une vie parmi les plus pauvres à Calcutta.

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Beervelde, octobre 2015 (2/2) : côté bonsaïs

La traversée de la collection d’érable du Japon de Benoît Choteau (voir article précédent) menait nécessairement à l’exposition de bonsaïs du Bonsaï Center Ginkgo de Danny Use.

De magnifiques sujets artistiquement mis en valeur avec pour toile de fond le parc de Beervelde.

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Des bonsaïs de catégorie Ômono, bonsaïs imposant qui étaient traditionnellement un signe de prospérité pour leurs propriétaires.

Pour nous, occidentaux non-initiés, cette catégorie est la plupart du temps appréciée pour la vénérabilité de ces arbres d’âges avancés.

On pouvait y admirer différents styles :

Chokkan

Chokkan

Han-Kengai

Han-Kengai

De gauche à droite : Hôkidachi et Moyogi

De gauche à droite : Hôkidachi et Moyogi

Kabudachi

Kabudachi

Kôrabuki

Kôrabuki

Sharimiki

Sharimiki

Le style forêt était également représenté. Dans ce cas précis, le terme utilisé varie selon le nombre d’arbres en présence :

  • 2 arbres : Soju,
  • 3 arbres : Sambon Yose,
  • 5 arbres : Gohon Yose,
  • 7 arbres : Nanahon Yose,
  • 9 arbres : Kyuhon Yose,
  • Plus de 9 arbres : Yose-ue.
Une sylve miniature et son couvre sol de fraises des bois ...

Une sylve miniature et son couvre sol de fraises des bois …

appréciez le détail !

appréciez le détail !

Yose-ue

Yose-ue

Pour compléter cette mise en scène, les bonsaïs et érables du Japon étaient adossés à un étang aménagé par Paradise Of Japanese Koi, spécialiste de l’aménagement de jardins japonais et tout particulièrement de bassins à Kois.

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La présence de ces collections d’exception a, semble-t-il, influencée Renaud de Kerchove quant au choix de la thématique de cette édition.

Ce fut un succès, à eux seuls ces trois exposants (Benoît Choteau, Bonsaï Center Ginkgo et Paradise Of Japanese Koi) nous propulsaient l’espace d’un instant à des milliers de kilomètres de Beervelde, nous faisant toucher du doigt un morceau de l’archipel japonais et de sa tradition.

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Beervelde, octobre 2015 (1/2) : côté érables du japon.

Pour une première visite à Beervelde, je ne pouvais pas espérer une plus belle journée que ce dimanche 11 octobre.

Une arrivée pleine de mystère en venant du parking et en longeant la cantine des archers. Rien n’était visible tant que le passage, ménagé dans la haie de grands arbres, n’avait pas été franchi. Là, sous les frondaisons la Fêtes des plantes me tendait les bras.

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On y était accueilli par une abondante offre de bulbes devant laquelle il était difficile de rester de marbre.

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Je ne m’attarderais pas sur l’ensemble des exposants qui avaient fait des merveilles dans l’agencement de leurs stands. Vous pouvez en retrouver une présentation exhaustive sur le blog “alittlebitofparadise“.

Le thème retenu par Renaud de Kerchove pour cette édition était : le Japon.

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Le point d’orgue de cette thématique fut pour moi la découverte de la collection d’érables du Japon  de Benoît Choteau couplée à l’exposition de bonsaïs de Danny Use.

Benoît Choteau spécialiste des érables dont il possède plus de 400 variétés, y présentait une magnifique collection d’érables du Japon (Acer palmatum), dont les colorations automnales en faisaient de véritables joyaux.

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Chez ces jeunes sujets, on pouvait admirer une ébauche de leurs ports futurs …

Acer palmatum 'Dissectum'

Acer palmatum ‘Dissectum’

Acer palmatum 'Higasa yama'

Acer palmatum ‘Higasa yama’

la délicatesse de leurs feuillages …

Acer palmatum 'Felice'

Acer palmatum ‘Felice’

Acer palmatum 'R. Lane'

Acer palmatum ‘R. Lane’

et la flamboyance de leurs parures, l’automne étant pour l’érable du Japon, une saison unique,  emprunte de magie. Ils s’y parent d’époustouflantes teintes de rouge.

Acer palmatum 'Nuresagi'

Acer palmatum ‘Nuresagi’

Acer palmatum 'Alexandre 2'

Acer palmatum ‘Alexandre 2’

Acer palmatum 'Osakazuki'

Acer palmatum ‘Osakazuki’

Une même branche peut, à cette époque, porter différentes colorations.

Acer palmatum 'Horizontalis'

Acer palmatum ‘Horizontalis’

C’est chez l’Acer palmatum qu’on observe à cette saison les plus beaux coloris orangés.

Acer palmatum 'Shohjoh nomura'

Acer palmatum ‘Shohjoh nomura’

Acer palmatum 'Mirte'

Acer palmatum ‘Mirte’

Une grande et belle collection présentée à la meilleure saison qui soit … Que pouvait-on rêver de mieux ?

Cette collection cotoyait l’exposition de bonsaïs de Danny Use, mais c’est une autre histoire … (Beervelde, octobre 2015 (2/2) : côté bonsaïs)

 

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Galerie

Le long de la coulée verte

Cette galerie contient 12 photos.

La coulée verte (12ème arrondissement) relie l’avenue Daumesnil (à côté de Bastille) à la Porte Dorée et la Porte de Vincennes. 4,5 km de promenade aménagée en lieu et place de l’ancienne ligne ferroviaire de Vincennes fermée depuis 1969. Une … Lire la suite

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Parc de la Faisanderie ou Potager des Princes (Chantilly)

La Faisanderie a été construite en 1682 dans les jardins du château de Chantilly à la demande du Grand Condé (1621-1686). Il demande à André Le Nôtre de réaliser l’aménagement du parc allant avec cette nouvelle construction.
Ces jardins seront alors constitués d’une grande vue en perspective ascendante répartie sur trois terrasses et ayant la Faisanderie comme point de fuite.

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Le parc était organisé selon un plan géométrique et symétrique, “à la française”. L’axe de la perspective était constitué de tapis de pelouse entourant des bassins au centre desquels jaillissaient des jets d’eau. De chaque côté étaient organisés des bosquets dans un style proche de Versailles faisant la transition avec les bois environnant.

En 1773, à l’initiative de Louis-Joseph de Bourbon (1736-1818) le bâtiment de la Faisanderie est transformé en Pavillon Romain.

En 1793, la Faisanderie, vendue en tant que bien national est achetée par la famille Chapard qui la conservera durant 160 ans.

En 2000, la Faisanderie et le parc, laissé à l’abandon par un promoteur, sont rachetés et sauvés par la famille Bienaimé qui restaure le bâtiment dans l’esprit du XVIIIème siècle et reconfigure le parc dont il ne restait que les trois terrasses et deux bassins éventrés. Plusieurs jardins, dont un potager, sont créés et ouverts au public en 2002, ainsi qu’un théâtre et 2 musées.

Le parc sera appelé “Potager des Princes” pour faire écho au “Potager du Roi” de Versailles.

Le parc est classé “Jardin remarquable”.

LES JARDINS

Le potager et les vergers

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Le potager est le jardin emblématique du parc. Installé sur la terrasse centrale, il est composé de 2 ensembles de 4 carrés bordés de pommiers en cordon et séparés par un ensemble de 4 rectangles engazonnés disposés autour d’un bassin circulaire. L’ensemble rappelant le modèle de potager cher à La Quintinie (jardinier de Louis XIV). Des carrés de simples sont plantés au pied du muret soutenant la terrasse supérieure.

Le potager est cultivé, par le chef jardinier Serge Sage, de manière naturelle, sans produits chimiques en utilisant des amendements naturels (compost, purin …).

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Les cultures forcées sont réalisées sous cloche et sous châssis sur couches chaudes en utilisant du fumier de cheval.

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Dans ce potager sont cultivés des légumes et des fleurs, on y retrouve l’esprit de Villandry.

A ce potager sont adjoint deux vergers implantés sur la terrasse inférieure (un verger à pépins et un verger à noyaux),

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un petit vignoble ainsi qu’une pergola sur laquelle sont cultivées des courges

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et une ruche pour assurer la bonne pollinisation de l’ensemble.

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En 2010, le potager reçoit le 1er Prix des potagers de la Société Nationale d’Horticulture de France.

Le jardin japonais
Installé sur les bords de l’étang aux carpes, face au théâtre, il est à mon sens d’inspiration japonaise de part les végétaux qui le constituent plutôt que dans sa conception.
Il contient des azalées, des rhododendrons, des pins taillés en nuage et des érables.

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Le jardin tropical
Installé autour d’un bras d’eau en fer à cheval alimenté par une cascade et exposé plein sud, il regroupe divers palmiers, des bananiers …

Le jardin italien
Je parlerai plus précisément d’une impression d’Italie, de Toscane, il s’agit d’une série de bassins épousant le déniveler naturel du terrain et se déversant l’un dans l’autre. Ces bassins sont encadrés de cyprès, lesquels sont longés de chemins de graviers bordés de rosiers buissonnants.

Le jardin de topiaires
En forme de damier et de taille modeste, il expose différentes formes de l’art de la taille en topiaire. Les buxus y sont taillés en boule, en pyramide, en spirale, en pompon, en cube …

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Le jardin Kitch
Ce jardin porte bien son nom, il expose une collection de nains de jardin scénografiée.

La bambouseraie
Isolant en partie le musée-conservatoire de la basse-cour du reste du parc, la bambouseraie regroupe différentes variétés de bambous et abrite en son sein un labyrinthe.

Cabinet de treillage et autres treilles
Le cabinet des treillages est la reconstitution d’un cabinet dessiné par Le Nôtre et autrefois présent dans le parc du Château de Chantilly. Il est bordé de pivoines.
Sur les autres treilles se développent des rosiers lianes et des clématites.

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LES EQUIPEMENTS CULTURELS

Soucieux de faire vivre ce jardin privé implanté en milieu urbain et de l’ancrer dans la vie locale de la commune de Chantilly, Yves Bienaimé a doté le parc de la Faisanderie de différents équipements permettant d’accueillir un public le plus diversifié possible, d’organiser une saison culturelle et d’organiser des activités pédagogiques.

L’allée des céramiques
Les murs de cette allée sont recouverts de céramiques retraçant l’histoire des jardins, présentant les différentes variétés de fruits et légumes du potager, ainsi que les animaux de basse-cour.

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Le Musée J.S. De Panafieu
Ce musée est dédié au travail de la peintre Jacqueline Suzor de Panafieu, belle-mère du propriétaire. Il couvre au travers des 140 tableaux l’ensemble de la carrière de l’artiste sur une période allant de 1920 à 1980.
Ce musée exposant des œuvres du XXème siècle, comble un vide à Chantilly et vient en complément de la galerie de peinture du Château de Chantilly.

Le Musée vivant de la basse-cour – Conservatoire des races naines
C’est le principal outil pédagogique du parc de la Faisanderie. Le musée-conservatoire regroupe une trentaine de variétés de poules naines, des lapins nains, des pigeons nains, des moutons nains.

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Hormis la découverte de ces animaux, des animations pédagogiques sont proposées au public et aux scolaires.

Le Théâtre
Cet équipement de 200 places en forme de pagode permet d’ancrer le parc dans la vie de la cité. Il n’y avait plus de théâtre à Chantilly depuis la révolution, le théâtre de la Faisanderie vient combler cette lacune et permet aux habitants de la ville de s’approprier le lieu au travers du Festival d’été « La Scène au Jardin ».

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Initiative privée remarquable de par son ampleur, la diversité de son contenu et la qualité de sa réalisation. Yves Bienaimé a réussi à créer un parc cohérant, agréable à visiter et à l’intégrer parfaitement dans le tissu socio-culturel de la ville de Chantilly.

Le point fort du parc est sans conteste le potager, digne représentant des préceptes de La Quintinie. On retrouve ici les deux influences du potager français du XVIème siècle, monacale et italienne, savamment agencées pour transformer le potager, jardin utilitaire, en jardin d’agrément.
C’est un potager également empreint de modernité, mettant en œuvre des méthodes et techniques naturelles actuelles issues de l’agriculture biologique et de la permaculture. Il fait à sa façon le lien entre le XVIème et le XXIème siècle.

Les amateurs de botanique peuvent être déçus, on aimerait avoir plus d’indications concernant les variétés implantées dans le parc. Toutefois il a le mérite de proposer une intéressante variété de configurations et de rendre avec des plantes adaptées à notre climat tempéré des ambiances méditerranéennes et exotiques (Italie, japon, tropique …).

INFORMATIONS PRATIQUES

Parc de la Faisanderie ou Potager des Princes
17 rue de la Faisanderie
60500 Chantilly

et sur le site du Potager des Princes

 

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Le chêne millénaire d’Ivenack

Les très vieux chênes du parc d’Ivenack sont de véritables monuments de la nature.

Nés avant les périodes de défrichement du Moyen Age puis conservés dans les forêts servant de pâture, ils sont aujourd’hui âgés de 700 à 1000 ans (peut-être plus).

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Au début du 20ème siècle il y avait encore 11 très vieux chênes, 5 ont depuis disparu. Le doyen et le plus massif d’entre eux a un âge estimé entre 1000 et 1200 ans. Il mesure 35,50 mètres de hauteur, 10,96 mètres de circonférence, 3,49 mètres de diamètre et représente un volume de bois estimé à 180 m3.

Le doyen

Le doyen

Il est considéré comme le plus vieil arbre d’Europe Centrale.

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Potsdam, les figuiers de Sanssouci

Ancien palais d’été du roi de Prusse Frédéric II le palais de Sanssouci bâti
dans la première moitié du 18ème siècle est réputé pour ses jardins et ses
fabriques.

Ce qui a particulièrement retenu mon attention ce sont les figuiers que je ne
m’attendais pas à trouver là, à environ 20 km au sud-ouest de Berlin.

Le palais s’ouvre sur un coteau aménagé en 6 terrasses, en forme d’arc exposés
plein sud.

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Les murs de soutient des terrasses sont aménagés afin d’accueillir des pieds de
vignes plantés sur treilles alternant avec des niches dans lesquelles sont
plantés et palissés des figuiers.

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Il y a 28 niches par niveaux ce qui donne un total de 168 figuiers.

Ces niches, sorte de châssis verticaux intégrés au mur de soutient, sont
protégées par de grandes portes vitrées.

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 On peut en régler l’ouverture via un système de crochets et de crémaillères en fonction des conditions météorologiques.

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La récolte est prometteuse.

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Cospudener See

Lac idyllique posé aux abords de Leipzig. Lieu de souffrance durant la Bataille des Nations (16-19 octobre 1813) et de dur labeur, mine à ciel ouvert sous le régime de la RDA ayant vu le romantique village de Cospuden immolé sur l’hôtel du dieu charbon. Ce lieu a réussi en 20 années à prendre le contrepied de son histoire.

Avant

Avant – la mine.

Des hectares d’eau bordés de forêts au milieu desquels se découpent des plages invitant à l’introspection en contemplant l’horizon.

Aujourd'hui

Aujourd’hui – le lac.

Le vécu de ce lieu devenu lac et source de bien être m’interpelle et je reste sans voix devant la force de la nature qui a su se réinventer et se transcender pour réparer les blessures infligées par l’activité des hommes.

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Roseraie Municipale Honoré Daumier d’Aulnay-sous-Bois

Pendant longtemps, au cours de mes traversés de la ville d’Aulnay-sous-Bois, je n’ai pas vraiment prêté attention au nom « Roseraie » figurant sur les panneaux indicateurs, je l’attribuais d’office à un quartier de la ville. Puis un jour mon œil est tombé par hasard sur le mot suivant « Municipale ». Quel ne fut pas mon étonnement de découvrir, après tant d’années, qu’il y avait une roseraie municipale à Aulnay-sous-Bois ! … J’avais tout de même des doutes quant à sa taille et à sa renommée qui ne devait pas dépasser le territoire de la ville, car à ma connaissance, habitant dans une commune voisine, je n’en avais jamais entendu parler.

S’en suivi quelques recherches sur internet, malheureusement les notices lui étant consacrées sont toutes très succinctes. J’appris toutefois que la « Roseraie Municipale Honoré Daumier » avait été créée en 1970 et qu’elle était référencée dans le guide « Roseraies et Jardins de roses » édité en 2010 par la Société Nationale d’Horticulture Française, ce qui aiguisa un peu plus ma curiosité.

La roseraie dans les années 1980

La roseraie dans les années 1980

Renseignement pris, je me rendis sur les lieux, avenue du Maréchal Juin. On a la possibilité d’y accéder par deux entrées, mais je dois dire que j’ai un faible pour l’entrée principale qui a l’avantage de ménager le suspense.

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Pas imposante du tout, cette entrée donne accès à un chemin abrité sous la frondaison des grands arbres le bordant.

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On y longe un premier massif de rosiers et qu’au débouché de ce chemin qu’on découvre l’ensemble de la roseraie.

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Installée sur 8 000 m² elle se compose d’un grand espace aménagé en pelouse agrémentée de massifs de rosiers et parcourue de chemin.

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Le fond de la roseraie est lui constitué d’une allée circulaire surélevée surplombant des massifs bordés de buis, à la française, qui encadrent le buste d’Honoré Daumier.

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La rencontre d’un employé des Espaces verts me permit d’apprendre qu’environ 2 500 rosiers étaient installés dans la roseraie.

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C’est là que je formulerais une critique, aucun rosier n’est renseigné, on ne peut pas identifier les sujets que l’on admire et c’est dommage.

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Pour pouvoir mettre un nom sur certains rosiers il m’a fallu être perspicace et j’ai finalement trouvé au pied de 3 sujets récemment plantés les étiquettes horticoles … rien de plus.

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Yvette

Manou

Pour les autres, il faut être un connaisseur averti et les identifier à la fleur ! … Ce qui n’est pas à la portée de tout le monde.

Cette roseraie n’en reste pas moins un bel endroit que les amateurs de roses de la région se doivent de découvrir.

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