Archives de Catégorie: Trucs et Astuces

Terreau de feuilles : ensachage et préparation du prochain millésime.

L’automne est l’époque où les jardins se couvrent de feuilles mortes. Certain peste après ces feuilles qu’il faut sans cesse ramasser. En ce qui me concerne j’en suis ravi, la nature me fournit la matière première pour confectionner du terreau de feuilles.

Tout d’abord, il me faut démonter le tas de l’année précédente qui est au bout d’une année est bien composté.

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Je le tamise …

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afin d’obtenir un terreau très fin,

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et je le mets en sac pour le conserver en attendant de l’utiliser soit directement au jardin, soit au printemps pour mes semis.

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La place étant maintenant dégagée, je prépare un nouveau tas de feuilles mortes (principalement de tilleul, bouleau et noisetier) auquel sont mélangés les résidus de tontes de gazon.

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Le tas sera alimenté au fur et à mesure du ramassage des feuilles, puis remué de temps à autre jusqu’à l’automne prochain et quand le temps sera très sec, je l’arroserai.

Quelques branchages maintiennent le tas de feuilles en place même par grand vent.

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Cloche fendue …

Les cloches selon leurs diamètres et leurs qualités (verre, plastique dur) peuvent être onéreuses, aussi il est utile de les faire durer.

Voici comment j’ai réparé l’une de mes cloches en plastique dur fendue par la chute d’un outil :
– de la colle bi-composant pour faire le joint entre les deux parties à recoller.
–  des agrafes en fil de cuivre pour maintenir l’ensemble en place.

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Après séchage la cloche est prête à passer un nouvel hiver au jardin.

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Cultiver ses salades en pot.

Pour faire écho à l’article paru hier (22/09/2015) dans Le Parisien : “Des salades à la sauce pesticides“. Afin de savoir quelles salades nous mangeons, une solution : les cultiver soi-même … et s’il le faut dans des petits contenants.

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Pour mettre tous les atouts de son côté il y a quelques règles à respecter :

– Choisir des variétés résistantes à la chaleur, telles que :   ’Merveille  des 4 saisons’, ‘Red bowl’, ‘Cressonnette marocaine‘ …

– Les installer dans un substrat riche (pas de fumure fraîche), à une exposition ensoleillée en début et fin de saison ; à mi-ombre en plein été, sous peine de les voir monter à graines.

– Leurs apporter un arrosage suffisant, en général en fin de journée. Pendant les périodes de fortes chaleurs, un arrosage supplémentaire le matin s’avèrera nécessaire. Toujours arroser sous et non sur les feuilles afin retarder l’évaporation et de ne pas créer d’effet de loupe qui provoquerait des brulures du feuillage par le soleil.

A conditions respectées, succès assuré … il n’y a plus qu’à !

A mi-ombre au milieu d'autres végétaux. Les feuillages bas environnant protègent le pot qui conserve l'humidité malgré les fortes chaleurs.

A mi-ombre au milieu d’autres végétaux. Les feuillages bas environnant protègent le pot qui conserve l’humidité malgré les fortes chaleurs.

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Oyas : mise en place

Normalement les Oyas se mettent en place avant d’effectuer les plantations. Ne les ayant pas trouvés plus tôt, je les installe seulement maintenant … je ferai cela dans les règles de l’art au printemps prochain.

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– Creuser une fosse adaptée à la taille de l’Oya.

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– Mettre l’Oya en place dans la fosse.

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– Replacer la terre excavée autour de l’Oya.

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– Mettre le paillis en place et remplir l’Oya d’eau.

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– Refermer l’Oya avec son bouchon.

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Les Oyas étant en terre cuite poreuse, l’eau va se diffuser lentement dans le sol, elle sera absorbée directement par les racines des plantes en fonction de leurs besoins.

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Les Oyas permettent de réduire les arrosages et d’économiser 50 à 75 % d’eau selon les conditions météorologiques.

Consommation 24 h après la mise en place (température extérieure à l’ombre : 30°C).

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Où se procurer les Oyas : Oyas environnement

Article connexe :  Les Oyas sont arrivés ! (description)

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Les Oyas sont arrivés !

Ma commande d’Oyas est arrivée … 3 modèles différents fabriqués par Oyas-environnement, 2 Oyas à enterrer (1,5 l et 5 l) pour le jardin et 1 Oya à planter (0,25 l) pour les pots. Il ne reste plus qu’à les tester en situation.

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Mais qu’est-ce que des Oyas ?

Les Oyas (ou Ollas) sont les représentants d’une technique d’irrigation très ancienne dont on retrouve la trace sous diverses formes sur tous les continents. Les plus anciens vestiges connus ont été découverts en Chine et sont âgés de 4000 ans. Rien de nouveau en somme, sauf que cette technique a depuis été largement oubliée.

Les Oyas sont des pots en céramique microporeuse fermés par un couvercle, qui sont enterrés près des plantes et remplis d’eau. Ils diffusent lentement l’humidité dans le sol au niveau des racines, sans stress pour les plantes tout en limitant le phénomène d’évaporation. La quasi-totalité de l’eau versée dans l’Oya est ainsi utilisée par les plantes.

Petit plus et non des moindres, les Oyas favorisent, de par le maintien d’un niveau d’humidité constant, la vie micro-organique du sol. D’autre part, le fait de ne plus arroser en surface réduit drastiquement la pousse des adventices.

En résumé revenir aux sources en se réappropriant ce moyen d’irrigation ancestral ne présente que des avantages, plus de stress pour les plantes, économies d’eau, moins d’adventices et une vie micro-organique entretenue … Peut-on rêver de mieux ?

Article connexe :  Oyas : mise en place

 

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Travail du week-end : alimenter les paillis

L’été, en période de grosses chaleurs, je m’efforce, pour faire durer mes réserves d’eau, de limiter l’évaporation. Pour cela, je maintiens le sol couvert d’un paillis organique (ou mulch) d’une épaisseur variable pouvant aller jusqu’à 10 cm lors des plus grosses chaleurs.

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Pour constituer ces paillis, j’utilise les déchets du jardin, les fanes de légumes, les résidus de tonte et de taille.

Ce week-end, les résidus de taille non lignifiés (glycine, lierre, rosier banks …) ont été passés au hache-herbe afin d’en diminuer le gabarit avant de les utiliser.

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Ce paillis permet de garder le sol meuble, de limiter l’évaporation et la pousse d’adventices. Il constitue une zone de régulation thermique évitant au sol de subir des chocs thermiques trop importants et en se décomposant il enrichi le sol en matière organique.

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Comment ne plus éclaircir les semis pour gagner du temps.

Rien de plus fastidieux au potager que le travail d’éclaircissement des rangs de légumes quand on a semé trop serré !
Pour m’éviter ce travail je me sers d’un gabarit … ma main gauche.

Prenons l’exemple des radis :
Je sème les graines des petits radis à 2 ou 3 cm d’intervalle les unes des autres. Je pose pour cela ma main gauche au sol les doigts légèrement écartés. Je dépose 1 graine dans chaque intervalle entre mes doigts.

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Pour les radis plus gros, je sème 1 graine tous les 8 cm, environ un poing entre chaque graine.

Ça marche également pour les navets, les haricots, les carottes …

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Mes idées de « récup » pour faire ses semis.

Chaque année, dès le retour du printemps (voir un peu avant), les jardiniers que nous sommes ressentent l’appel du jardin … Oui mais il fait encore trop froid pour débuter les semis directement au jardin, aussi nous nous efforçons de faire retomber la fièvre pré-printanière en débutant nos semis de fleurs et de légumes en intérieur et ce jusqu’aux Saints de glace.

Se pose alors le problème annuel des contenants, il faudrait normalement faire le point au préalable sur ceux qui sont encore utilisable et ceux à éliminer, mais c’est en général au moment où tout est prêt pour débuter les semis qu’on en arrive à la conclusion qu’il va en manquer. Alors de 2 choses l’une : soit on se rend en catastrophe dans la jardinerie la plus proche, soit on se débrouille avec les moyens du bord.

C’est le moment d’offrir une seconde vie à des objets à usage unique, destinés à la poubelle. Certains trouveront cela inesthétique, mais leur usage sera limité dans le temps et cet esthétisme « de récup » sera largement compensé par l’épanouissement au jardin des légumes et des fleurs ainsi obtenus.

Voici mes propositions :

Tube de rouleau de papier toilette.

Comment procéder :

1- D’un côté du tube pratiquer 4 entailles de 3 cm de longueur à intervalle régulier afin d’obtenir 4 languettes identiques.
2- Sur deux languettes opposées pratiquer à environ 1 centimètre du bord, une entaille perpendiculaire sur la moitié de la longueur de la languette.
3- Refermer le tube en débutant le pliage par les languettes intactes.
4- Terminer par les 2 languettes entaillées en faisant s’imbriquer les 2 entailles latérales.

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Le petit pot de semis est terminé, il ne reste plus qu’à le remplir de terreau et à semer.

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Avant la plantation tremper le petit pot dans l’eau afin que le carton se déchire facilement.

Coquilles d’œufs

Vous faites de la pâtisserie, vous aimez les omelettes, c’est parfait ! C’est l’occasion de récupérer les coquilles d’œufs les moins abîmées, et de conserver la partie alvéolée d’une boite d’œuf.

Il suffit alors de disposer les coquilles dans la boite d’œuf, de les remplir de terreau et de semer.

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A la plantation il suffit d’écraser délicatement la coquille d’œuf avec la main et de mettre le jeune plant en place… La nature fait le reste.

Brique de lait ou de jus de fruit

Ce sont des contenants parfaits pour les semis car résistants à l’humidité. Du fait de leur volume, je les utilise principalement pour les semis de courges et autres cucurbitacées.

Un peu de travail manuel et la brique sera prête pour son nouvel emploi.

1- Découper proprement l’une des quatre faces de la brique.
2- Découper le rectangle de carton ainsi obtenu en deux parties égales, futures cloisons de séparation.
3- Avec un stylo faire des repères afin de diviser chaque côté de la brique en trois parties égales (environ 7 cm chacune) et pratiquer des incisions d’1 cm de longueur sur chaque repère.
4- Découper de chaque côté des cloisons des bandes d’1 cm de large en s’arrêtant à 1 cm du bord haut. Les insérer ensuite dans la brique en faisant s’imbriquer les entailles des cloisons avec celles de la brique.

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Le contenant est prêt, il faut maintenant le remplir de terreau et semer.

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En laissant travailler son imagination, il est possible de trouver de nombreuses autres possibilités, les contenants de récupération ne manquent pas : pot de yaourt, gobelet de machine à café, bouteille en plastique … Je n’utilise que des bouteilles opaques, type bouteille de lait et jamais de bouteille transparente, afin que les racines ne soient pas exposées à la lumière.

A chacun de trouver sa propre solution en fonction des déchets qu’il produit.

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